PENURIE DU CATBURANT AU BURUNDI

PENURIE DU CATBURANT AU BURUNDI

Économie

Pénurie de carburant

Quand certains activistes préfèrent l’agitation médiatique aux solutions concrètes.

Par la Rédaction du Journal ISOMO.

Alors que le Burundi traverse, comme de nombreux pays à travers le monde, une période de tensions d’approvisionnement en carburant, certains acteurs se présentant comme figures de la “société civile” ont choisi la voie de la surenchère médiatique plutôt que celle de la responsabilité nationale.
Les déclarations répétées de Faustin Ndikumana, président du PARCEM, et de Gabriel Rufyiri, dirigeant de l’OLUCOME, illustrent une posture devenue familière : critiquer systématiquement l’État sans proposer de solutions viables.

- Une crise mondiale, pas un cas isolé . Il convient de rappeler une vérité simple : la pénurie de carburant n’est pas une exception burundaise.
Des pays industrialisés comme le Royaume-Uni ont connu des ruptures liées à des problèmes logistiques. La France a subi des blocages prolongés à cause de grèves dans les raffineries. Le Nigeria, pourtant producteur de pétrole, a connu des pénuries répétées. Même certaines régions des États-Unis ont fait face à des hausses extrêmes des prix et à des tensions d’approvisionnement.

Dans un regard international marqué par l’instabilité géopolitique, les fluctuations du marché pétrolier et les contraintes financières, prétendre que le Burundi serait le seul responsable de cette situation relève soit de la mauvaise foi, soit d’une ignorance volontaire.

- L’invitation au dialogue ignorée
Face à la situation, le Secrétaire Général du CNDD-FDD a officiellement invité ces acteurs à présenter leurs propositions concrètes pour y débattre avec son équipe afin de trouver une gestion durable du carburant. Jusqu’à ce jour, aucune feuille de route technique détaillée n’a été rendue publique par ces derniers. La question est donc légitime : est-il plus facile de multiplier les déclarations dans les médias que de s’asseoir à une table pour travailler sur des solutions réalistes ?

- Le paradoxe de la transparence sélective
Ces organisations réclament transparence et bonne gouvernance. Pourtant, combien de rapports financiers détaillés publient-elles sur leurs propres sources de financement ? Combien de renouvellements démocratiques à la tête de leurs structures ont-elles organisés ? Leur gestion interne est-elle réellement un modèle de clarté et d’alternance ? La crédibilité ne se décrète pas. Elle se démontre.

- L’intérêt national au-dessus des agendas
Dans toute démocratie, la critique est permise. Mais lorsque celle-ci devient systématiquement négative, sans contribution constructive, elle soulève des interrogations sur les véritables motivations.
Le parti CNDD-FDD, issu d’élections souveraines, continue de travailler à la stabilisation économique et à la recherche de solutions structurelles. Gouverner, c’est gérer des réalités complexes, pas commenter depuis l’extérieur. Transformer une difficulté conjoncturelle en campagne permanente de dénigrement ne renforce ni l’économie ni la cohésion nationale.

- Pour un débat responsable
Le Burundi n’est ni isolé ni incapable. Les défis énergétiques sont mondiaux. La véritable question est de savoir qui souhaite réellement contribuer à la recherche de solutions durables, et qui préfère capitaliser politiquement sur les difficultés temporaires.

Le Journal ISOMO réaffirme que l’intérêt supérieur de la Nation doit primer sur les postures médiatiques. L’heure est à la responsabilité, non à l’agitation.
Publié le 21/02/2026 à 10:18
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