Les minerais du Burundi : une richesse nationale et une source de développement

Les minerais du Burundi : une richesse nationale et une source de développement

Économie

Les minerais du Burundi : une richesse nationale et une source de développement
Les minerais du Burundi constituent une richesse nationale et un véritable levier de développement.
Ces derniers jours, Son Excellence le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, actuellement Président en exercice de l’Union africaine, dont fait partie le Rwanda, a pris une décision forte en suspendant l’exploitation anarchique et illégale des minerais. Cette mesure visait à mettre fin au désordre, au pillage des ressources nationales et aux importantes pertes en devises.
Par la suite, Son Excellence le Général Major, Chef suprême des Forces de défense et de sécurité, a repris personnellement le dossier en main. Une commission a été mise en place pour organiser le secteur, structurer l’exploitation et lancer la commercialisation officielle des minerais dans le respect de la loi et dans la transparence.
Votre journal ISOMO rappelle que c’est sous le régime du CNDD-FDD que la question des minerais burundais a été clairement mise en lumière. Pendant longtemps, dans le système éducatif, certains enseignants évitaient d’aborder en profondeur la réalité des richesses minières du pays. On nous enseignait l’existence de la plaine de l’Imbo, des plateaux et des montagnes, sans jamais évoquer ce qui se trouve sous ces terres : des ressources minières importantes que nous énumérons aujourd’hui.
Le Burundi dispose en effet de nombreux minerais de grande valeur, parmi lesquels :
1. L’or – présent notamment dans les provinces de Cibitoke, Kayanza et Muyinga.
2. Le coltan (colombo-tantalite) – exploité à Kayanza, Ngozi et Kirundo.
3. La cassitérite (étain) – retrouvée à Kayanza et Mwaro.
4. La wolframite (tungstène) – présente à Cibitoke et Bubanza.
5. Le nickel – particulièrement connu à Musongati (Rutana).
6. Les terres rares – signalées dans certaines zones de Gitega et Kirundo.
7. La liste est longue et dépasse une vingtaine de substances minérales.
Lorsque ces ressources sont bien organisées et exploitées de manière structurée, elles peuvent générer d’importantes recettes en devises, contribuer à réduire la pression sur le marché des changes et aider à résoudre progressivement la question de la pénurie de carburant, grâce à une capacité accrue d’importation.
À titre indicatif, en date du 23/02/2026, le taux du dollar américain était redescendu autour de 5 800 BIF, avec l’espoir qu’il puisse se stabiliser prochainement autour de 5 000 BIF si les réformes portent pleinement leurs fruits.
Nous mettons en garde ceux qui persistent à exploiter clandestinement les minerais et à les vendre via des circuits illégaux, parfois au profit d’ennemis dont tout le monde connaît les intentions. Un tel comportement constitue une trahison envers la nation, car il renforce ceux qui pourraient demain chercher à déstabiliser notre pays. Les minerais appartiennent à tous les Burundais et non à des intérêts privés. Les céder à l’ennemi revient à lui fournir les moyens de nuire à notre propre patrie.
Nous restons convaincus que les décisions prises permettront d’assainir durablement le secteur, d’augmenter les recettes publiques et d’améliorer la situation économique : réduction du déficit en devises, amélioration de l’approvisionnement en carburant et croissance progressive de l’économie nationale.
Le Burundi possède une richesse stratégique majeure. Il nous appartient de la protéger, de la valoriser et de l’exploiter dans l’intérêt de toute la nation.
Publié le 24/02/2026 à 11:56
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